Dimanche 7 décembre 2008

Deuxième dimanche de l'Avent

Isaïe 40, 1-11 2 Pierre 3, 8-14 Marc 1, 1-8

 

L’Eglise nous donne aujourd’hui des textes de l’Ecriture qui nous mettent dans un climat de fête et de joie. Ceux-ci nous rappellent la joie que le Seigneur nous donnera et nous demandera d’avoir dans nos cœurs quand il nous quittera pour aller vers son Père.

Dans le livre d’Isaïe, il y a un appel à dépasser tout ce qu’il y a de négatifs pour retrouver la splendeur du mystère de Dieu : « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parler au cœur de Jérusalem et proclamez que son service est accomplie, que son crime est pardonné » ou encore « Comme un berger  il conduit son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur ». Il n’ y a pas de plus belles formules qui puissent nous donner la joie. Le temps de l’Avent n’est pas un temps de tristesse mais un temps de joie qui s’ouvre sur la fête de Noël et le retour du Christ qui mettra en pleine lumière la gloire de Dieu au cœur du monde, comme nous l’annonce Isaïe : « La gloire du Seigneur se révèlera et tous en même temps verront que la bouche du Seigneur a parlé ».

Il faut donc que notre joie soit vivante et qu’elle se développe constamment. Cette joie est personnifiée par Jean Baptiste qui proclame un Baptême de conversion pour le pardon des péchés. Un baptême de conversion. Conversion et joie vont ensemble. La conversion consiste à retourner son cœur comme un gant pour pouvoir, comme nous dit Saint Marc : « Préparez le chemin du Seigneur et rendez droits ses sentiers ». Cette invitation est un appel à répondre au salut que le Seigneur vient nous apporter.

Car si tout nous est donné merveilleusement par le Seigneur, il nous est demandé de nous engager dans son mystère. Il faut engager le tout de nos êtres, le tout de nos possibilités. Nous avons à dire au Seigneur que nous le suivons et que nous sommes à lui : « Moi, je vous ai baptisés dans l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint ».

Quelle formule étonnante ! Mais quelle merveilleuse aventure que celle du chrétien qui découvre le salut de Dieu et l’action du Seigneur dans sa vie. ! Nous sommes des êtres habités par Dieu qui ne demande qu’à venir habiter en nous encore plus profondément. Nos difficultés doivent disparaître pour qu’apparaisse le mystère du Seigneur.

C’est à cette condition que la joie du Seigneur transparaîtra dans nos vies,
qu’elle s’épanouira comme elle l’a fait en Pierre qui montre dans sa lettre une tendresse infinie pour les membres de sa communauté.

Pierre emploie une formule étonnante pour que tous entrent dans la vraie connaissance du Seigneur et la parfaite clairvoyance de ce qu’ils doivent faire : « Frères bien-aimés, il y a une chose que vous ne devez pas oublier : pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour. Le Seigneur n’est pas en retard pour tenir sa promesse, comme le pensent certaines personnes ; c’est pour vous qu’il patiente car il n’accepte pas d’en laisser quelques-uns se perdrent ; mais ils veut que tous ait le temps de se convertir… Dans l’attente de ce jour, frères bien-aimés, faites donc tout pour que le Seigneur vous trouvent nets et irréprochables, dans la paix ». Nous sommes des êtres habités par Dieu et nous avons besoin de la connaissance de tout son amour qui nous emporte dans son cœur ; c’est à ce niveau qu’il nous faut vivre.


Nous marchons vers le jour du Christ c'est-à-dire vers le jour où Dieu nous délivrera totalement de ce corps de mort, pour nous livrer à sa plénitude et à sa joie. Dés maintenant, il nous faut devenir des êtres nouveaux comme nous le dit Saint Irénée : « En s’apportant lui-même, il a apporté toute plénitude ». C’est cette plénitude de justice, cette plénitude d’amour, cette plénitude de connaissance que nous demanderons au Seigneur. J’aime souligner l’amour de Dieu qui habite ces témoins vivants que sont les apôtres Pierre, Paul, Jacques et Jean ; ils doivent être pour nous plus proches que tout le monde dans le Christ. Il faut les découvrir dans la lumière du Seigneur car nous faisons parti du même mystère. Oui, nous sommes engagés dans le même mystère et la gloire du Seigneur se révèlera.

Nous avons à chanter Dieu, à le louer, à le bénir. "Béni soit le père de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les cieux." ( cf Eph 1).
Bénissons en ce temps d’Avent.
Bénissons le Seigneur pour tout ce qu’il a fait, tout ce qu’il va faire en sa venue ici-bas et pour sa seconde venue lorsqu’il viendra nous prendre pour transformer nos corps.

Demandons au Seigneur, le pardon de nos péchés et ouvrons  nous à la miséricorde infinie de Dieu qui dépasse tout ce que l’on peut imaginer en nous révélant son vrai visage.

Tout ravin sera comblé. Tout homme verra le salut de Dieu. On ne peut mieux dire.


Que le Seigneur nous aide à prier pour le salut du monde, pour le triomphe de son amour qui nous appelle à une intelligence plus vraie du mystère du Christ. Nous dépendons de son mystère, notre vocation est d’aimer le Christ du plus profond de notre cœur. Que la joie et la paix du Christ soient au plus profond de votre coeur et vous verrez que le Seigneur est là dans une présence infinie, celle même de l’amour. Amen !

(Extrait du livre : Seigneur rien n'est plus vrai que ta Parole. Homélies, année B. Parole et Silence )

 

 

 

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